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Le Bel Indifférent

 

 

Ta sœur a téléphoné, j’ai dis que tu étais dans ton bain, c’était pas la peine qu’elle sache que tu n’était pas rentrés à l’hôtel que tu traînais n’importe où elle aurait été trop contente du reste elle ne téléphonait que pour se rendre compte elle répétait « Vous êtes bien sur qu’il là ? »

Sale garce.

 

« Ou étais tu ? j’ai téléphoné chez Tortor on t’avais vu mais on ne savait pas ou tu était l’heure passe si vite je lisais je croyais que je venais de rentrer de mon tour de chant et puis je regarde la pendule et puis je  m’aperçois qu’il est une heure impossible. Ou étais tu ? Parfait tu ne veux pas me répondre comme d’habitude ne réponds pas mon bonhomme ce n’est pas moi qui t’interrogerais qui insisterais, je ne suis pas une de ses femmes qui font des interrogatoire et qui marche sur vos talons jusqu’à ce qu’elle sachent ce qu’elle veulent avec moi tu n’as rien à craindre, je te demandes ou tu étais ? Tu refuses de répondre la cause est entendue seulement à l’avenir moi j’en prendrai à mon aise pendant que monsieur ce promène j’irai ou bon me semble et je ne te rendrai pas de compte ça serai trop facile, merci, monsieur fais ce qu’il veut et madame doit rester enfermer à l’hôtel à triple tours, j’ai compris je ne comprenais pas mais j’ai compris, bonsoir messieurs dames, j’étais assez sotte pour me crevais avec ce numéro de chant et avec cette boite pleine de fumais je rentrais comme un petit fille bien sage attendre monsieur et monsieur ne rentre pas monsieur est tranquille monsieur sait que madame est à l’hôtel qu’elle dort alors monsieur cavale mais tout ça va changer Emile dès demain j’accepte les offres des types qui m’envoient des fleurs, des lettres, des champagnes… Enfin et tout et tout et monsieur verra comme c’est drôle d’attendre toujours (Emile enfile sa robe de chambre, il se couche sur le divan, allume une cigarette, et déploie un journal qui lui cache le visage.).

 

Lis ton journal ou plutôt fais semblant de lire ton journal rien ne m’empêchera de crier, de crier ce que j’ai sur le cœur car je sais que tu écoutes que tu émîtes la sourde oreille, c’est très commode un journal derrière un journal on se cache mais moi derrière ce journal je devine ta figure méchante et attentive oui mon cher attentive, je parlerai, je viderai mon sac rien ne m’empêchera de vider mon sac. Lis ton journal, lire ton journal c’est si simple tu sais ce que sais d’être malade que de s’en aller de la caisse que de tousser que de chanter pour un public qui rigole et qui remue des soucoupe…